Les habitants dénoncent notamment les bruits nocturnes, provoqués par les passages à répétition de camions frigorifiques d'une entreprise voisine, qui les empêcheraient de dormir et de profiter de leurs balcons. Illustration. (Schluesseldienst / Pixabay)
Livrée au printemps 2025, une résidence flambant neuve de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes) est loin d'avoir tenu toutes ses promesses. Les habitants sont confrontés à de nombreuses nuisances et dénoncent des malfaçons, moins d'un an après leur emménagement. Plusieurs d'entre eux auraient déjà quitté les lieux, rapporte Nice-Matin .
« Les problèmes s’enchaînent déjà »
Si de l'extérieur l'état des immeubles semble irréprochable, la situation serait tout autre à l'intérieur des logements. « Tout est bas de gamme sauf qu’on a payé une blinde » , a déploré le propriétaire d'un deux pièces acheté sur plan pour 272.000 euros. En prenant possession des lieux, l'homme a constaté une série de problèmes : « les dalles de carrelage ne sont pas droites, il y a déjà des choses qui cassent, de la rouille : les matériaux ne sont pas faits pour durer » . De grandes quantités d'eau s'infiltrent dans sa terrasse en temps de pluie.
Les difficultés se prolongent également à l'extérieur des habitations. Les résidents regrettent notamment l'occupation régulière de leurs places de stationnement par les clients d'un supermarché situé à proximité, car son parking serait mal indiqué. De plus, certains pensaient pouvoir profiter d'espaces verts, présentés sur plans, mais se seraient retrouvés face à « des immeubles collés et des parterres ridicules » , selon l'un d'entre eux. « J’ai fait un prêt sur 25 ans, à quoi va ressembler la résidence quand je l’aurai remboursé ? Elle a un an et les problèmes s’enchaînent déjà » , a-t-il réagi.
Des bruits nocturnes incessants
À cela, s'ajoutent les bruits nocturnes, provoqués par les passages à répétition de camions frigorifiques d'une entreprise voisine, qui empêcheraient les habitants de dormir et de profiter de leurs balcons. Ils n'auraient pas été informés de ces nuisances avant d'emménager. D'après la locataire d'un T3, pour lequel elle dépense 1.190 euros par mois, cette situation aurait même amené 17 familles à quitter la résidence depuis sa livraison. « Les camions affluent en soirée jusqu’à 7 heures du matin, c’est un bourdonnement permanent » , a-t-elle dénoncé. Pourtant, la société qui utilise les véhicules assure avoir « informé le promoteur » de son activité, en lui précisant qu'elle travaillait sans interruption.
Si le promoteur immobilier n'a pas répondu aux sollicitations de Nice-Matin, les bailleurs CDC Habitat et Unicil affirment quant à eux que les départs seraient moins nombreux en réalité. Le premier en aurait recensé sept, dont un à cause des nuisances sonores, et le second explique n'en connaître qu'un seul. « Afin de trouver une solution pérenne, trois conciliations ont été organisées ou sont programmées » , a toutefois indiqué CDC Habitat.
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